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Aujourd'hui

vendredi 31 juillet 2026
Saint Ignace de Loyola

Au jour de Saint Ignace,
Moissonne quelque temps qu'il fasse.

Que s'est-il passé ce jour ?
En 2024 : Article du Télégramme au sujet de Claire Brugnon Icône loupe
En 2011 : Article d'Ouest France au sujet d'Arnaud Icône loupe
En 2011 : Article d'Ouest France au sujet d'Ida Icône loupe
En 2011 : Article d'Ouest France au sujet du manoir de Cléray Icône loupe
En 1976 : Mariage civil de Brigitte et Daniel Blanchet
En 1976 : Mariage religieux de Brigitte et Daniel Blanchet
En 1962 : Lettre de Marcel Gambu à Henri Icône loupe
En 1938 : Naissance de Robert Bovier-Lapierre
En 1937 : Article de La Mayenne au sujet d'Yves d'Argentré Icône loupe
En 1932 : Article du Journal au sujet de Geoffroy de Legge Icône loupe
En 1923 : Article du Gaulois au sujet de Gérard Icône loupe
En 1923 : Article du Figaro au sujet de Gérard Icône loupe
En 1916 : Article de Journal officiel de la République française au sujet d'Henri du Fou Icône loupe
En 1862 : Article du Temps au sujet de Gabriel Icône loupe
En 1807 : La veille de sa mort, dans un quatrième codicille, Françoise abandonne à son frère Louis 4000 francs de la succession de Mme de Beauvilliers, en remboursement des dépenses faites par lui pour sa maladie dans mes besoins qui se sont multipliés à l'infini depuis près de six mois que je suis toujours malade.
En 1807 : Testament de Françoise

Le cousin du jour

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Cette rubrique met à l'honneur Olivier qui a le plus visité notre site Internet depuis un mois. Bravo !

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Prochains anniversaires

Aujourd'hui : 50 ans de mariage de Brigitte et Daniel Blanchet

le 2 août : 29 ans de mariage de Bertrand Chevallier-Chantepie et Ariane Lefèvre-Pontalis

le 2 août : 59 ans de mariage de Solange de Bélizal et Tugdual de Lanlay

le 3 août : 75 ans d'Axel Poniatowski

le 4 août : 26 ans de Blanche

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L'anecdote du jour

Gabriel s'occupe alors activement de la construction du château et de la direction de ses forges à Chailland. Après le mariage de Georges en 1847, il lui laisse la Rongère et part s'installer à la Forge avec ses autres enfants.

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Potins-Cousins

le 19 septembre : Pour les JEP, Axel org...

le 8 août : Visite de l'hôtel de Chavagnac à l'occasion de la visite guidée "Moulins et s...

le 5 août : Claire expose avec Vinça Monadé à la Galerie Le Linteau Rouge à Sai...

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Les porteurs du nom

La famille compte aujourd'hui :
  - 68 hommes
  - 65 femmes
  - 30 épouses

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Nouveautés du site

le 28 juillet : Création de la fiche d'Éléonore

le 27 juillet : Création de la page Montourmentier
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le 21 juillet : Mise à jour de la fiche de Gilberte

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Conquête de Saint-Christophe et Nièves

L'île de Nevis fait 36 milles carrés et on la dit aussi difficile à placer sur une carte qu'un confetti flottant en mer des Caraïbes. Elle se situe à deux miles au sud-est de sa soeur Saint-Kitts, à environ 1.200 miles de Miami et à moins d'une heure de vol de Porto Rico. La silhouette de Nevis forme un cercle presque parfait et quand on la voit de la mer ou du ciel, elle est dominé par un cône volcanique central, le Pic Nevis, dont le sommet entouré de nuages culmine à une altitude de 3.232 pieds. C'est Christophe Colomb, lors de son deuxième voyage en 1493, qui a cru que les nuages étaient de la neige et qui l'a appelée l'île de Nuestra Senora de las Nieves, ce qui est devenu au cours du temps Nieves puis Nevis.

St-Kitts
carte (cliquer pour l'agrandir)

Les incursions françaises de 1706 racontées par un habitant

Pendant la guerre de la Reine Anne les Français pillèrent les colonies anglaises de Saint-Kitts et Nevis. La manière la plus efficace de faire la guerre à cette époque était de détruire l'économie des îles plutôt que de conquérir le territoire.

Le Gouverneur des Iles sous le Vent, Christopher Codrington (1699-1704), qui avait conduit les Français hors de Saint-Christophe en 1702 et en 1703 avait débarqué sur l'île française de la Guadeloupe avec 3.500 hommes. Lors d'une campagne de deux mois il avait ravagé et détruit les plantations françaises de sucre, ce qui fit que les Français désiraient se venger.

Invasion de Nevis

Le 24 février 1706 une flotte française de 24 bateaux et de 1.100 hommes sous le commandement de l'amiral comte de Chavagnac essaya d'envahir Nevis. La flotte s'ancra au large de la Baie de Cades et essaya de débarquer ses troupes. Les défenses de l'île étaient composées de 70 canons, de 125 soldats anglais récemment débarqués d'Antigua et de 450 miliciens de Nevis. Elles ont empêché avec succès les tentatives françaises d'accostage et les Français abandonnèrent leur tentative après cinq jours devant faire face au mauvais temps et au feu vif des batteries de rivage.

Invasion de Saint-Kitts

Les Français reportèrent alors leur attention sur Saint-Kitts. Les forces débarquèrent sur la côte sous le vent et les Anglais dépassés en nombre se retirèrent au Fort Charles. Les Français passèrent alors au pillage des plantations et des entrepôts de sucre qui étaient hors de portée de canon des forts. Comme les bâtiments des plantations et les entrepôts associés étaient en bois, ils furent incendiés. Des outils, des machines et des magasins furent pillés et chargés sur les bateaux de la flotte de l'envahisseur. En outre 574 esclaves furent également emportés par les Français. Après plusieurs jours, comme ses réserves diminuaient, Chavagnac se retira de l'île. Il partit dans une telle hâte qu'il laissa des piles de millwork et d'alambics sur la plage. Les Français retournèrent sur l'île de la Martinique.

Saint-Kitts même si elle fut occupée ne s'est pas rendue. De nombreux dommages furent faits aux plantations, aux logements privés et aux magasins de nourriture.

Deuxième invasion de Nevis

Nevis ne s'étant pas rendu, une autre flottille se composant cette fois de 36 bateaux et 2.100 hommes s'approchèrent du sud. Cette fois le commandant français amiral, Comte de Chavagnac fut aidé par les forces terrestres du commandant Pierre Le Moyne d'Iberville composés de Canadiens français et des célèbres "boucaniers".

La flotte fut divisée en deux avec six bateaux se plaçant près de Long Point sur la côte sud-ouest de l'île. Les bateaux restants de la flotte se placèrent près de la plage du Paradis sur la côte occidentale. Le Good Friday les bateaux de la côte occidentale ouvrirent le feu sur les batteries côtières. La majeure partie de la Milice de Nevis était dans ce secteur et répliqua pour empêcher l'accostage français. Pendant ce temps, les bateaux de la côte sud-ouest entendirent les tirs et débarquèrent les 900 hommes qui étaient à bord des six bateaux. Les troupes débarquèrent sans opposition et marchèrent jusqu'à Charlestown mais furent découvertes près du Fort Charles. Un vif combat eut lieu entre une partie de la Milice de Nevis qui était dans le secteur et les Français près de la Plaine de Bath. Ces défenseurs furent bientôt dépassés et les Français attaquèrent alors le Fort Charles qui se rendit rapidement. Charlestown fut capturé, pillé et incendié, ce qui détruisit les deux-tiers de la ville. 22 bateaux marchands du port furent rendus aux Français.

Le reste de la Milice se retira dans une redoute appelée deodand à environ 1.200 pieds en montant vers le Pic Nevis. Voyant le surnombre accablant, la Milice décida de se rendre aux Français sans aucun coup de feu.

Lors du pillage 3.200 des 6.700 esclaves africains furent pris et transportés à la Martinique. La plupart d'entre eux étaient des femmes et des enfants mais 1.000 esclaves refusèrent d'être rendus aux Français. Ils prirent les armes qu'ils purent trouver et résistèrent à la capture en établissant une position de défense sur ce qui s'appelle maintenant "la colline marron" sur le Pic Nevis.

Les Français après avoir entendu qu'une force de renfort était en route quittèrent Nevis après dix-huit jours d'occupation.

Nevis fut laissée totalement ravagée avec les deux-tiers de ses bâtiments détruits et les gisements de canne à sucre incendiés. Comme pour les machines de plantation de Saint-Kitts, les magasins et les maisons privées furent pillés et beaucoup furent emportés par la flotte envahissante. Tous les canons et l'armement qui purent être enlevés furent emportés et le reste fut détruit.

Ces dernier laissèrent les deux îles dans un état désolé. Les colons anglais de Saint-Kitts et Nevis pétitionnèrent alors le gouvernement britannique pour compenser leur pertes. Des déclarations sous serment furent remplies par le bureau de plantation et les planteurs de Saint-Kitts et Nevis estimèrent leurs pertes £500.000. En 1711 le gouvernement britannique a accordé £28.000 pour les habitants de Saint-Kitts et £75.000 pour ceux de Nevis. Le gouvernement britannique a également passé une loi pour augmenter les impôts en Grande-Bretagne permettant de compenser les insulaires.

Conséquence

La guerre sur l'économique des îles de Saint-Kitts et Nevis fut très efficace. Il fallut 80 ans pour que Nevis récupère et retrouve sa production antérieure de sucre. Les esclaves Africains faisaient également partie de la guerre économique car le remplacement d'un esclave pris par les Français coûtait en moyenne £40. Cela ne prend pas en compte la misère humaine que ces esclaves eurent à souffrir par le changement de maître, bien que les esclaves de Nevis aient été évidemment peu disposés à accepter le changement. Souffrir l'esclavage anglais était une chose mais souffrir la capture et la captivité française en étaient une autre.

Sur Saint-Kitts l'incursion française fut désastreuse pour les propriétaires de plantation anglais en 1706 mais à la fin de la guerre cela leur rapporta. Les terres de l'île capturée aux Français en 1702 furent mises sous le contrôle officiel des Anglais par le Traité d'Uhtrect de 1713. Ces terres furent divisées en lots de 150 à 200 acres en 1726 et mis en vente à des prix que seuls les riches propriétaires fonciers pouvaient payer. Cela élimina donc les colons européens plus pauvres et bien sûr les esclaves africains qui ne tirèrent aucun bénéfice de la redistribution de la terre.

Nevis

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Le Pic Nevis

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Cades Bay après l'ouragan Georges
(on aperçoit Saint-Kitts sur la gauche)

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La côte est près de New Ripper

Saint-Kitts

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Le Mont Liguama en 1920

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L'église Saint-George à Basseterre en 1920

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L'immeuble du Trésor à Basseterre en 1920

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La maison du gouvernement près de Basseterre en 1920

 

Dernière mise à jour : le 16 septembre 2024
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